L’ennemi Baudelaire

Corrigé : L’ennemi (Baudelaire)(1995)
Situation : Auteur : Charles Baudelaire, un des chefs de file du mouvement symboliste à la fin du 19e siècle • Nature :
sonnet lyrique extrait du livre 10 des Fleurs du Mal publié en 1857.
Idée générale : Baudelaire évoque, avec un certain sentiment d’impuissance, l’effet tyrannique du temps sur l’esprit du
poète assoiffé d’inspiration
- Plan du commentaire suivi
1- « Début…tombeaux » : les effets du temps sur le poète
2- « Et puis sait …la fin » : la désolation du poète
-Plan du commentaire composé
Centre d’intérêt 1 : la tyrannie du temps
Centre d’intérêt 2 : la nuisance à la création
Fiche technique
-Choix des expressions : « jeunesse » et la métaphore « ténébreux orage » qui marque une période insouciante, immature, une
jeunesse tumultueuse.
-Fugacité du bonheur vécu de manière éphémère : les expressions « ça et là » et « brillants soleils »
-L’image du « tonnerre », de la « pluie » renvoie symboliquement au temps matériel qui agit sur le poète
-Prolongement dans le quatrain de la métaphore filée du temps
-Effet d’insistance avec « tel ravage » pour marquer l’importance des dégâts du temps.
-La métaphore du « jardin » désigne le poète aujourd’hui démuni comme le révèle l’expression « peu de fruits ».
- La métaphore « l’automne des idées » désigne le manque d’inspiration du poète.
- L’image du travail pour rendre la terre fertile et féconde, la terre inondée symbolisant ici l’esprit englué du poète.
- Comparaison « comme des tombeaux » pour désigner l’esprit improductif du poète.
- L’interrogation trahit le doute, l’incertitude du poète de retrouver son inspiration.
-Comparaison « comme une grève » qui traduit l’état de dégradation avancée voire totale du sol (symbolisme de l’esprit).
- L’expression « mystique aliment » renvoie à l’inspiration par la muse.
- Répétition, apostrophe, exclamation au 4e tercet pour souligner la désolation et les lamentations du poète.
- Personnification du temps assimilé à un dévoreur.
- Mise en relief de l’allégorie « ennemi » pour marquer le caractère inéluctable du temps qui passe.
- Choix du verbe « ronger » pour souligner le caractère insidieux du temps qui mine progressivement le poète.
Proposition de Conclusion : Le poète vieillissant exprime ici son angoisse devant l’âge qui avance, et la mort qui approche,
surtout que cette vieillesse s’accompagne de la perte de l’inspiration. Il le fait dans un sonnet, choisissant ainsi une contrainte
formelle qu’il affectionne et qui montre qu’il n’est pas tout à fait incapable. Il le fait en utilisant avec talent une métaphore filée sur
les saisons représentant les âges de la vie, image courante mais utilisée ici avec originalité : en effet, le narrateur est tout à la fois
un ex-poète génial (« de brillants soleils »), un actuel « jardinier » se raclant le cerveau et cherchant désespérément à faire
fructifier ses derniers talents et, comme nous tous, un futur mort, un être humain en sursis, inexorablement poursuivi par le
Temps.

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